ANCIENNETE D’EINVILLE

L’origine d'Einville remonte à une très haute antiquité. C’était au temps des Romains, une étape sur l’axe LYON-COLOGNE.
Le premier titre qui parle d’Einville date de 892 sous le nom « Audani Villa ».
C’était un rendez-vous de chasse des Ducs de Lorraine au milieu d’immenses forêts.
Plus tard ce rendez-vous de chasse devint ville fortifiée puis, une ville s'est formée autour d’un château.

 

Présence de villas gallo-romaines

SES NOMS

Le bourg prit successivement les noms de Hennalville, Audani Villa, Ondeville, Einoldi Villa ad Jarcum, Ainville au Jay et enfin vers 1400 de EINVILLE AU JARD.
Le mot « Jard » désigne le « jardin » ou « jay » en patois local « jaydingue » (jardin). Un titre de 1312 mentionne déjà le jardin d’Einville.
Plus tard le parc d’Einville devint célèbre.

Le Duc Léopold

SON IMPORTANCE

En 1195, Einville était devenu assez important pour qu’un évèque vint y consacrer l’Eglise.
Dans une "Histoire de la Lorraine", Einville au Jard est désignée "seconde ville du Duché".
La période de prospérité d'Einville au Jard se situe entre 1200 et 1550.
En 1594, la prévôté et chatellenie d’Einville exerçait sa juridiction sur 22 paroisses.
Mais hélas, en 1641, suite aux guerres, aux famines, aux maladies et à la peste, il ne reste à Einville que 9 habitants. En 1700, le Duc Léopold relève le château et ramène des habitants à Einville.
La désignation d’Einville en qualité de ville est portée dans les actes municipaux jusqu’au 7 juin 1793.
Einville fit partie des bailliages de Nancy jusqu’en 1669, Lunéville jusqu’en 1698, à nouveau Nancy jusqu’en 1751 et Lunéville jusqu’en 1790, époque à laquelle on établit les districts et cantons.
Einville devient alors chef-lieu de canton jusqu’au 30 prairial de l’an VIII et dépend du district de Lunéville.

 

LE CHATEAU


Depuis des siècles,les Ducs de Lorraine se plaisaient à Einville, ils avaient fait élever une sorte de rendez-vous de chasse, puis édifier au XIII siécle un château-fort. Sous Henri II le castel se transforme.
En 1633 les pillards brûlent le château et ruinent le pays.
En 1701, les ouvriers de Léopold renversent les restes du château et entament la reconstruction, qui durera 6 ans, d’une demeure spacieuse et claire.

Le Roi Stanislas

Tableau du Chateau d'Einville
(détruit lors de l'incendie du Château de Lunéville C.Mignot )

En 1708, la cité comptait 65 personnes, groupées autour du château, et 4 ans plus tard, 120 "feux". Le recensement de 1768 dénombre 186 ménages.
De 1730 à 1732, le château jusqu'alors négligé par ses usufruitiers fut remis en état. De nouveaux bâtiments à l’usage de ménagerie furent édifiés, et d’autres bassins dessinés dans le jardin.
Stanislas, (1677/1766) réalisa de nombreuses améliorations: parterres, bosquets, une belle galerie. Il encouragea la création de petits jardins dans le bourg.
Le château fut démoli en 1771.
 

LES RUES

Einville au Jard est donc un village très ancien avec ses anciennes rues :

LE QUARTIER DU CHATEAU : périmètre où s’élevait le château

RUE KARQUEL : nom de demoiselles bienfaitrices d’Einville. Avant 1904 elle était dénommée "rue de l’hôpital", établi en 1364

Edification d’une église en 1195, puis en 1753 une deuxième église fut édifiée au même emplacement, détruite en 1918 pendant la guerre et reconstruite par la suite

RUE DU CARDINAL MATHIEU :personnalité née à EINVILLE le 28 mai 1839, au n° 7 de cette rue


LA GRANDE RUE : beaucoup de maisons ont été construites avec les pierres de démolition du château jusqu’en 1824

RUE DE LA HALLE : grosse maison à l’angle de la rue de la Halle et de la rue du Pont. A partir de 1603 s'y tenaient foires et marchés

RUE NEUVE : une des plus vieilles d’Einville au Jard

La Maison des Halles

Le Cardinal Mathieu

RUE DU PONT : caractérisée par de très belles entrées de cave, et par le vieux pont sur le Sanon

LA RUE DU PUITS- GROS-YEUX : tire son nom de la présence d’un puits communal

RUE DES REMPARTS : remparts du vieux château- fort qui se trouvait probablement dans le quartier

RUE DE L’UNION : inscription visible au dessus d’une fenêtre "Joseph GENEVAL 1669, curé de l’époque"

 



acte de naissance du cardinal Mathieu



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